Samedi 30 Juillet : Busan géant

Départ pour la librairie. Je m’écoeure devant un aquarium rempli à bloc d’énormes grenouilles, au retour il fait sursauter de dégoût une fille qui passe avec ses copines et c’est plus marrant. Un choco dans un café où les tables vitrées ferment un labyrinthe miniatures. J’achète des livres de conception du logement, japonais, traduits en coréens, que j’avais déjà repérés l’an dernier.

Je vais à la plage la plus célèbre de la ville, c’est bondé, payant, le soleil brûle, bien peu de gens se baignent. Rapatriement vers le cinéma, le plus grand porte à faux du monde au moment de la construction. Captain America bien me parler pendant que la Reine des Neiges fait voleter sa cape.

Je suis rincée. La grosse ville ça fatigue. Détours dans les ruelles. Les tentes vertes sont celles des devins.

Et un peu plus loin au retour c’est vide.

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Samedi 30 Juillet : Busan géant

Vendredi 29 Juillet : Busan slow motion

Une journée au ralenti pour ménager mes entrailles endolories.

Je vais au port international acheter mon billet de ferry pour mardi, pour Shimonoseki – Japon.

Le long couloir carrelé de sortie du métro à des allures soviétiques. Désert. Rares boutiques aux devantures usées. Un espace de creux dans le bouillonnement de la ville.

Je vais au port à pied, tunnels, grosses routes sans passages piétons, soleil de plomb, retour en bus et gps en rade. C’est vraiment la mission.

La dame du guichet me parle poliment par tablette interposée. Tout roule.

Vendredi 29 Juillet : Busan slow motion

Jeudi 28 juillet : Busan exploration

J’avais quelques trucs notés pour ces derniers jours en Corée, mais là j’ai juste envie d’errer dans la ville autour, de vagabonder. En passant par la rue commerçante de boutiques modernes, puis le marché traditionnel d’échoppes spécialisées. Je reviens par le port et le marché au poisson, le béton cède abruptement la place à l’eau de mer. Des dizaines d’animaux marins sont entassés dans des boîtes en verre, emmêlés, un œil ou une patte collés à la paroi. Sur des tables en bois les poissons sont étalés alignés. Les queues pointues effilées sortent de dessous les toiles plastiques bleues et l’eau s’en égoutte sur le sol. Ce n’est que la pêche du jour et ça ressemble à un génocide. De l’autre côté des tables des dames trop vieilles travaillent surement beaucoup trop d’heures. Dans une ville surement trop grande.

Mon œil s’accroche au fourmillement de l’échelle humaine. Un homme dort allongé sur l’étroit muret planté qui borde les toilettes publiques.

A côté trône le bâtiment du centre commercial. Trop neuf, trop lumineux, trop bruyant, trop cher. Je passe du temps dans la librairie et je finis l’ascension en montant sur le toit terrasse. A 360° la ville immense s’offre à voir comme une entité hors d’échelle. Tout y est humain et pourtant chaque individu n’y a aucune importance. Je dessine longtemps la vue pour donner à chaque détail son existence.

Le soir tombe et je vais faire mes courses au supermarché au sous-sol. Je reviens cuisiner. Faire ma lessive. J’aime bien la façon d’être du jeune gérant au t-shirt Nirvana. Avant de dormir j’étends ma lessive sur le toit de l’auberge. Une autre vue, moins impressionnante que l’autre, mais confortable, rassurante, presque intime dans l’odeur d’assouplissant. Un des meilleurs moments.

Jeudi 28 juillet : Busan exploration

Mercredi 27 juillet : départ pour Busan et marché de nuit

J’ai pas envie de me presser. J’ai envie de retourner voir la dame avec les grands récipients sur une table sur le trottoir. Des immenses cuit-vapeurs grands comme des poêle à paella, avec plein de trous dedans et des couvercles digne d’une marmite géante. Je comprends par ses signes qu’il y a des raviolis qui marchent que par 4 ou 6, et d’autres à l’unité.

Après un long passage au cybercafé et un au revoir à Elodie je prends le bus express pour Busan. Quand on arrive c’est plein de collines et de tunnels, comme dans le film où on y va en train. Je traverse toute la ville en métro. C’est étalé, ça prend des plombes.

Le gars de l’auberge a un t shirt Nirvana.

Je retrouve les copains de Suncheon pour manger au marché de nuit de nourriture de rue. J’ai la tête en l’air. Ils sont plus efficaces. C’est bondé et bien goutu.

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Mercredi 27 juillet : départ pour Busan et marché de nuit

Mardi 26 Juillet : Boseong journée parfaite dans le thé

Avec Elodie on part en quête de petit dej et d’argent liquide (celui qui paye des tickets de bus pas celui qui coule à la forge) et on roule vers l’ouest, autant portée et bercée par le roulis que par ses paroles. On se balade toute la journée dans les buissons de thé. On dirait un paysage dans Samorost. Elodie régale mon coeur toute la journée et de discussions en discussions je rentre toute légère et sautillante le soir, avant de me réchauffer à la vapeur d’un gros ravioli chaud, doux, et savoureux. Pour continuer encore de se parler entres cabanes de lits interposées. Une pépite

Mardi 26 Juillet : Boseong journée parfaite dans le thé

Lundi 25 Juillet : la baie de Suncheon

Pour la première et seule fois je prends le train. Ambiance Ter. Des jeunes filles portent leur frange enroulée sur un bigoudi.

Je vais changer des euros et il y a des pêches et des tomates en vente dans la banque !

Je marche jusqu’à l’auberge, j’appelle car il n’y a personne. Trois gars arrivent pour me dire que les dortoirs femmes sont en fait complets, et que je peux aller en voiture à une autre auberge de l’un d’entre eux. Avec circonspection je demande quelques précisions sur le prix et le lieu avant de monter côté passager. C’est plutôt apaisant de se faire conduire.

L’après-midi je repars en bus pour la baie maraicageuse de Suncheon où les oiseaux migrateurs viennent trouver escale. Des centaines de petits crabes se façonnent des trous dans la gadoue.

Discussion nocturne à l’auberge avec un duo de jeunes voyageurs de Séoul, et une chaleureuse voyageuse française qui globe trotte.

Lundi 25 Juillet : la baie de Suncheon